| Plantes invasives |
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| Le cadre de vie - Plantes invasives |
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Picardie - Les plantes invasives Les enjeux soulevés par les invasions biologiques sont encore largement méconnus en France. Pourtant ces introductions, volontaires ou non, d’espèces d’origine souvent lointaine dont certaines se naturalisent et prolifèrent, peuvent entraîner dans quelques cas des dommages environnementaux, économiques, sociaux et parfois sanitaires significatifs.
Ce type de problème a d’abord été mis en évidence dans le règne animal avec, en France, le rat d’Amérique (ragondin), l’écrevisse américaine, la tortue de Floride, mais il existe aussi dans le règne végétal avec l’exemple très médiatisé de l’algue dite improprement « tueuse » (Caulerpa taxifolia) qui se développe sur les côtes méditerranéennes. A l’heure actuelle, 19 espèces ont été identifiées en Picardie. La Direction Régionale de l’Environnement, le Conseil régional de Picardie et le Conservatoire Botanique National de Bailleul ont en conséquence lancé une campagne de sensibilisation et de lutte. Nous souhaitons ici appeler plus particulièrement votre attention sur les difficultés posées par certaines espèces : La berce du Caucase a été introduite sur notre territoire au XIXe siècle. Cette grande ombellifère a d’abord été cultivée comme plante ornementale dans les jardins botaniques d’où elle s’échappa. Elle devint invasive à partir des années soixante-dix et semble maintenant se développer en Picardie. Cultivées aujourd’hui dans les jardins publics ou chez des particuliers, elle s’échappe spontanément en dehors de ces espaces pour gagner les talus, les lisières, les friches, etc. Or cette plante est toxique et peut provoquer d’importantes brûlures de la peau. Les plantes aquatiques ont un rôle esthétique, écologique et filtrant dans les milieux aquatiques incontestable, cependant les problèmes causés par l’introduction de certaines espèces exogènes (étrangères) dans le milieu naturel n’est pas à négliger. Certaines d’entres elles ont en effet la capacité de devenir envahissantes. Les bambous commencent à être invasifs dans certaines régions. Ces « échappés des jardins » se retrouvent parfois dans des milieux naturels qu’ils colonisent petit à petit... Pour en savoir plus, vous pouvez contacter Nicolas Borel, chargé de mission spécialisé en plantes invasives au Conservatoire Botanique National de Bailleul, à l’antenne Picardie par e-mail De nombreuses autres actions (connaissance, arrachage, formation, sensibilisation) sont menées en Picardie et en particulier sur la Jussie.
Interdire la vente des plantes invasives. Pour l’instant, une seule plante invasive est interdite à la vente en France. C’est la jussie, une jolie plante aquatique à fleur jaune, originaire du continent américain ; elle s’est répandue comme une traînée de poudre sur les canaux et les étangs, à partir des jardineries. Et comme la jussie n’a pas de parasites en France, elle étouffe les autres plantes, envase les étangs, tue la vie aquatique. On va mettre des années à l’arracher - avec toutes ses racines, c’est indispensable - dans les plans d’eau qui en sont infectés. Pour l’instant, une seule plante invasive est interdite à la vente en France. C’est la jussie, une jolie plante aquatique à fleur jaune, originaire du continent américain ; elle s’est répandue comme une traînée de poudre sur les canaux et les étangs, à partir des jardineries. Et comme la jussie n’a pas de parasites en France, elle étouffe les autres plantes, envase les étangs, tue la vie aquatique. On va mettre des années à l’arracher - avec toutes ses racines, c’est indispensable - dans les plans d’eau qui en sont infectés.
Dans les années à venir, il faudra bien d’autres interventions pour simplement contenir la jussie, sans espérer pouvoir l’éradiquer.
Le Conservatoire Botanique National de Bailleul, en Picardie, estime qu’il est grand temps d’interdire à la vente d’autres plantes invasives.
On peut trouver cet arbre dans une propriété près de SENLIS (route D 924), et les feuilles sentent mauvais.
''Le bambou pousse à la vitesse de 30cm à 1m par jour, si on le coupe il repousse, il se joue des pots et des bâches horticoles censées empêcher sa propagation, ses rhizomes vont aller courir sous terre dans tout le jardin et dans celui du voisin. Ils peuvent attendre 5 ans avant de ressurgir !'' souligne Romain Duthilleul, le directeur des Jardins de Valloires.
Le Conservatoire Botanique National de Bailleul, avec l’aide de la Région Picardie et de l’Etat, veut faire œuvre de pionnier. Il propose aux jardineries une Charte de Bonne Conduite pour retirer de la vente dans un délai de 6 mois 10 espèces particulièrement invasives en Picardie :
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